Le cœur s’emballe, le souffle manque, les mains tremblent, et parfois, une sensation d’irréalité envahit tout. On craint de faire un malaise cardiaque, perdre la tête ou mourir. Puis, au bout de quelques minutes, la vague retombe et laisse derrière elle l’épuisement et une question : et si cela recommençait ?
Ce qui se passe pendant une crise
La crise de panique est une montée brutale d’angoisse, qui atteint son sommet en quelques minutes. Le corps réagit comme face à un danger immédiat : accélération du cœur, souffle court, sueurs, vertiges, nausées, fourmillements. Ces sensations sont très impressionnantes mais, en elles-mêmes, elles ne sont pas dangereuses sauf sur le plan psychique si elles se répètent. Lors d’une première crise, il est pourtant préférable de consulter un médecin pour s’assurer qu’aucune cause physique n’est en jeu.
Pourquoi les crises reviennent
Après une première crise, beaucoup de personnes se mettent à guetter le moindre signe dans leur corps. Cette surveillance entretient l’angoisse : c’est la peur d’avoir peur. On évite peu à peu les lieux où la crise a eu lieu, les transports, la foule, parfois le simple fait de sortir seul. La vie se rétrécit et on acquiert un handicap.
Mais la crise ne surgit pas de nulle part. Elle survient souvent dans une période de changement, de perte, de conflit ou de fatigue, quand quelque chose ne parvient pas à se dire autrement. Le corps exprime alors ce que la pensée n’a pas encore pu formuler. Souvent, l’origine étant inconsciente, il est impossible, seul(e), d’identifier ce qui déclenche la crise.
Calmer la crise ne suffit pas toujours
Respirer lentement, se rappeler que la crise va passer, rester là où l’on est plutôt que fuir : ces gestes aident sur le moment. Se rapprocher de personnes dont la confiance est assurée est aussi un moyen de baisser la tension. Un traitement médicamenteux peut aussi être utile dans certains cas. Mais si l’on se contente de faire taire le symptôme, la cause reste en place, et l’angoisse trouve souvent un autre chemin.
Ce que la parole peut y faire
Dans un travail psychanalytique, on ne cherche pas seulement à supprimer la crise : on s’intéresse à ce qu’elle signale. Quand est-elle apparue ? Que se passait-il alors dans votre vie ? À quoi vous fait-elle penser ? Peu à peu, en parlant, des liens se font entre l’angoisse et votre histoire, et ce qui débordait le corps commence à trouver des mots. Les crises perdent alors de leur force, parce qu’elles n’ont plus besoin de parler à votre place.
Lorsque la panique est liée à un événement traumatique précis, l’EMDR peut, dans certains cas, compléter ce travail.
Quand consulter ?
Dès que les crises se répètent, que vous commencez à éviter certaines situations ou que la peur d’une nouvelle crise occupe vos pensées. Il n’est pas nécessaire d’attendre que tout devienne insupportable. En cas de douleur dans la poitrine ou de malaise inhabituel, appelez d’abord le 15.
Au cabinet à Nice ou en Visio
Je reçois au cabinet, 3 rue Berlioz, au centre de Nice, et en Visio, une solution utile quand l’angoisse rend les déplacements difficiles. Vous pouvez me joindre par e-mail à docteur.fischler@gmail.com ou par SMS au 06 14 45 80 58.
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