On pense souvent que changer demande de la volonté.
Se discipliner. Se pousser. S’obliger à devenir « une meilleure version de soi ».
Alors on multiplie les objectifs : sport, nouvelles compétences, projets personnels. On s’organise, on planifie, on annonce autour de soi ce que l’on va accomplir.
Et pourtant, beaucoup remarquent une chose :
Sans regard extérieur, la motivation s’effondre.
Pourquoi avons-nous parfois besoin que quelqu’un sache pour agir ?
Pourquoi l’élan disparaît-il dès que la validation n’est plus là ?
Ce n’est pas une question de paresse.
C’est souvent une question de regard intérieur.
Quand la culpabilité devient moteur
Certaines personnes avancent moins par désir que par peur :
peur de décevoir,
peur de ne pas être à la hauteur,
peur de confirmer une mauvaise image d’elles-mêmes.
Dans ce fonctionnement, la culpabilité devient un levier d’action.
« Si je l’ai annoncé, je dois le faire. »
Cela peut produire des résultats. Mais cette dynamique repose sur une tension permanente. À long terme, elle épuise.
Derrière l’envie de changer : le rejet de soi
Beaucoup d’objectifs de transformation ne naissent pas d’un élan joyeux.
Ils naissent d’un refus de ce que l’on est aujourd’hui.
“Quand je serai plus compétent.”
“Quand j’aurai changé physiquement.”
“Quand je serai plus discipliné.”
Comme si la version actuelle de soi n’était pas acceptable.
Or, vouloir évoluer par honte ou par auto-critique entretient une lutte intérieure constante. Et cette lutte finit par fragiliser l’estime de soi.
Une autre manière d’avancer
La transformation la plus durable ne vient pas du rejet, mais de l’acceptation.
S’accepter ne signifie pas renoncer à évoluer.
Cela signifie cesser de se combattre.
À partir de là, l’élan change de nature.
On agit moins pour fuir ce que l’on est, et davantage pour exprimer ce qui nous correspond.
La question n’est peut-être pas :
« Comment me forcer à changer ? »
Mais plutôt :
« Qu’est-ce qui, en moi, cherche à être reconnu plutôt que corrigé ? »
Je suis David Fischler, psychanalyste à Nice. J’accompagne celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre leurs mécanismes intérieurs, apaiser leurs conflits internes et avancer de manière plus alignée et plus sereine.
